Maha Al Saati: celle qui soulève la question du genre en Arabie Saoudite

Aujourd’hui cap sur la péninsule Arabe: celle qu’a autrefois foulée Lawrence d’Arabie ou encore Jamal Khashoggi, mais surtout terre sainte hébergeant la ville la plus sacrée de l’Islam: la Mecque et sa célèbre Kabaa. Et qui, bonne nouvelle, depuis mai 2018 a donné l’autorisation à sa gente féminine de s’adonner au plaisir de la conduite non accompagnée.

Mais je ne ne m’égare pas plus longtemps sur le terrain glissant de l’ironie, aujourd’hui je suis venue vous parler d’un sujet très sérieux: le cinéma saoudien, et mieux encore…. le cinéma  INDEPENDANT saoudien.

Plus particulièrement celui d’une jeune réalisatrice, que j’ai découvert au fil de mes déambulations sur le web, à travers le site du festival de cinéma arabe de Fameck. Ce qui m’a au passage permis de découvrir que Fameck n’était pas un groupuscule féministe, mais bien le nom d’une ville de Lorraine. 

Cette femme, c’est Maha el Saati. Née et élevée à Damman en Arabie Saoudite, elle s’est ensuite envolée vers le Canada pour effectuer son PDH en Arts interactifs et technologie. Puis un jour, au festival du film de Dubaï, il y a trois ans en 2015, elle rencontre des réalisateurs et décide de faire la même chose: des films.En trois semaines seulement elle réalise un premier film expérimental. 

Depuis, elle a fait trois courts métrages. Leur point commun: une touche féministe saupoudrée avec délicatesse sur des thèmes importants comme l’injustice entre les genres, les diktats imposés par la société ou encore la manière dont notre éducation façonne notre rapport au monde, toujours agrémenté d’une pincée d’humour et de fantaisie. Rien de plus normal, la marmite du féminisme, elle y est tombée dès sa plus tendre enfance…

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