Anais Allais: celle qui ravivait les mémoires enfouies d’Algérie

 Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été

 

En cet hiver naissant, j’ai eu envie de vous parler d’une oeuvre qui réchauffe les cœurs. 

 

Très poétiquement intitulé Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été, cette pièce de la metteur en scène et comédienne franco-algérienne Anaïs Allais a été présentée au théâtre de la Colline du 9 novembre au 9 décembre dernier.

 

Comment souvent à la Colline, il y est question de mémoire et d’origines, thèmes chers à son directeur, le libanais Wajdi Mouawad, sensible à la construction troublée des identités plurielles.

 

Tirant son nom de « retour à Tipaza », un extrait de l’œuvre d’Albert Camus «  l’Été », cette création poursuit la quête identitaire de la jeune dramaturge, débutée avec Lubna Cadot, qui retraçait l’histoire vraie de sa cousine, ex poseuse de bombe au FLN. 

Avec Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été, L’auteur interprète ici presque son propre rôle.  Celui de Lilas; une jeune fille qui va jouer les enquêtrices de sa propre histoire familiale, en allant à Alger pour rencontrer sa famille maternelle.

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