Meltones, quatre garçons plein d’avenir

Parmi les dernières recrues de My Major Company figurent les MelTones, quatre jeunes Boulonnais qui se sont produit entre autre, à la Maroquinerie en novembre dernier. Thomas prête au groupe sa voix et sa basse, Etienne est à la batterie, Pierre et Daniel à la guitare. Leur premier album, Nearly Colored, est sorti en janvier : une vraie pop dynamisante.

 

Les MelTones, c’est une aventure musicale qui a débuté à Boulogne-Billancourt…

Pierre: Nous nous sommes rencontrés au collège Bartholdi en 6ème D et sommes devenus amis, même si l’on a fait des choses différentes par la suite. C’est la musique qui nous a permis de continuer à nous voir au travers d’un projet commun. Etienne faisait de la batterie, Thomas de la basse, alors Daniel et moi avons décidé de commencer la guitare pour former un groupe, « Les Swans » à l’époque. Pour la petite histoire, la maman de Zazie était notre professeur de musique.

Comment s’est déroulée la migration des Swans à MelTones ?

Au lycée, une de nos amies s’occupait de nous trouver des scènes pour faire connaître le groupe. Après le bac, elle a envoyé une démonstration de notre travail à My Major Company sans nous le dire. Quelques mois plus tard, Michael Goldman, le fondateur de MMC, nous a proposé d’entrer dans le label et en huit mois nous avons récolté les fonds nécessaires pour produire notre premier album. On a donc du se décider très vite pour trouver un nom définitif. Un de nos amis nous a suggéré d’aller sur Mappy et de prendre une rue londonienne. On a trouvé la rue Meltones, ça sonnait bien et c’était rock !

Pour ce premier album, vous avez été produit par le célèbre Philippe Zdar ( du groupe Cassius, ndlr) : quel rôle a-t-il joué ?

On a eu beaucoup de chance que Philippe Zdar nous propose de produire cet album. Il a été comme un incubateur de son. Même s’il n’a jamais essayé d’influencer notre musique, il a été présent pour nous aiguiller sur les instruments à faire ressortir. Florent Livet (son co-réalisateur) a lui aussi été très présent lors de l’enregistrement, comme un pygmalion qui nous apportait une oreille plus objective et nous guidait lors des arrangements.

Qu’y a-t-il de bonbon dans votre musique?

Notre musique n’est pas mielleuse du tout, même si la ligne de basse de Dear Leader peut faire un peu kermesse, un peu barbe à papa avec quelques sonorités édulcorées qui font penser à l’univers du cirque.

Est-ce que vous aimeriez de nouveau vous produire à Boulogne?

On s’est déjà produit deux fois à La Blanchisserie ainsi qu’à l’école maternelle Casteja; puis pour la fête de la Musique l’année dernière, derrière la mairie. On aimerait jouer aussi au carré Bellefeuille, mais nous sommes ouverts à toutes les opportunités.

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