Dites-le avec des pierres

« Diamonds are a girl’s best friend »… À l’approche de la Saint-Valentin, la phrase de Marylin prend tout son sens. Mais quitte à ce que votre amoureux se sacrifie, autant le faire de manière éclairée.

Loin d’être froides et rigides, les pierres précieuses sont de véritables organismes vivants, recélant moult mystères. Exploration au royaume du joyau. Ce n’est pas pour rien que l’on parle de l’âge de pierre, celles-ci existent en effet depuis la nuit des temps. Fruits de l’évolution géologique de la terre, les gemmes sont généralement issues de roches profondes, même s’il est aussi possible d’en trouver en surface dans certains dépôts alluviaux et dans l’océan. Les pierres ornementales se distinguent par une beauté et une résistance exceptionnelles, évaluées selon des critères bien définis tels que la dureté (échelle de Mohs), le poids (carats), la couleur, la transparence ou la forme. Les pierres qui sont traversées par la totalité des longueurs d’ondes lumineuses, c’est-à-dire le spectre de l’arc-en-ciel, sont dites blanches alors que les pierres de couleurs filtrent de manière sélective seulement certaines longueurs d’ondes, ce qui crée une lumière résiduelle sortant de la pierre. Aujourd’hui, les quatre gemmes principalement reconnues sont le diamant, le rubis, l’émeraude et le saphir. Mais il existe des pierres fines (aigue-marine, citrine, péridot, améthyste, etc.) ou organiques telles que les perles, l’ambre ou le corail qui ont également beaucoup de succès même si elles ne sont pas considérées comme précieuses.

Après leur extraction, les gemmes sont expertisées et, en fonction de leur qualité et de leur résistance (en général au moins 7,5 sur l’échelle de Mohs), elles sont destinées à la bijouterie, à l’orfèvrerie et à la joaillerie. Pour les rendre aptes au sertissage et au montage, elles sont ensuite taillées et traitées par un diamantaire ou lapidaire.

Des pouvoirs magiques et mystiques

Depuis l’Antiquité, les pierres ornementales sont considérées comme des objets de valeur aux pouvoirs occultes. Les Égyptiens vénéraient le lapis-lazuli, une pierre d’un bleu symbolisant la pureté et censée porter chance ; ils y gravaient leurs amulettes mythiques. Les Romains les utilisaient à des fins divinatoires et mystiques afin de prédire l’avenir et guérir les maux. Au Moyen- Âge, la pierre se situe aussi au cœur de la quête des alchimistes avec le mythe de la pierre philosophale. Réputée capable de changer la matière et prolonger la vie, elle devient le Saint Graal des scientifiques. Tombée en désuétude au XVIIIe sous l’influence des Lumières, la pierre fait aujourd’hui son comeback dans le traitement de certains troubles émotionnels.

 

Lithothérapie et cristallothérapie
La magie des pierres semble bien avoir réinvesti le champ du bien-être. Certains instituts les utilisent même pour rééquilibrer les énergies vitales, à l’instar du concept traditionnel asiatique d’énergie vitale (chi ou qi) et des chakras. Si elles ne possèdent aucune vertu thérapeutique reconnue, elles auraient cependant une action relaxante grâce aux vibrations qu’elles émettent. Un certain nombre de praticiens affirment que les vibrations électromagnétiques des gemmes seraient analogues aux vibrations cellulaires du corps humain, ce qui expliquerait leur pouvoir
de régulation des cellules de l’organisme. C’est pourquoi un certain nombre de centres de beauté proposent des séances de cristallothérapie censées traiter certains troubles émotionnels comme l’anxiété ou le stress. Alors que l’améthyste favoriserait le sommeil en apportant calme et sérénité, le cristal de roche est reconnu pour ses vertus énergisantes. Pour ceux qui manquent de concentration, le lapis-lazuli permet d’améliorer les troubles de l’attention ; et en cas de petits « bobos », c’est la malachite qui est recommandée pour son pouvoir d’absorption des énergies négatives responsables de la douleur. Précieuses ou miraculeuses, gageons que les pierres qui étaient là bien avant nous continueront à faire parler d’elles longtemps après nous.

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